Traitement

 11 avril 2015 par  webmestre
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Avant tout

Les uvéites doivent être rapidement diagnostiquées et très rapidement traitées pour éviter les complications.
La première démarche est de rechercher une éventuelle infection et de la traiter par des antibiotiques ou des antiviraux.
De même une cause éventuelle néoplasique doit être éliminée avant tout traitement de l’inflammation.

La corticothérapie

L’administration de cortisone est le traitement de première intention, il peut être administré :

  • en collyres pour les formes antérieures moyennes ;
  • en injections péribulbaires ou sous conjonctivale.

En cas d’uvéite sévère touchant le fond d’œil, une corticothérapie générale peut être prescrite

  • par voie intraveineuse (flash ou bolus) ;
  • puis par voie orale très lentement décroissante.

Corticoïdes utilisés pour traiter les uvéites : fluorométholone, prédnisone, betaméthasone, dexaméthasone, rimexolone etc…Ces corticoïdes ont une efficacité anti-inflammatoire plus importante que l’hormone naturelle (cortisol). Leur choix dépend du type d’uvéite, de sa gravité et du mode d’administration du produit.

La corticothérapie est prescrite à long terme. Elle est maintenue jusqu’à diminution, et si possible disparition de l’inflammation intraoculaire. Elle est diminuée très progressivement, par paliers variables en fonction de l’état clinique, car une baisse trop rapide peut entraîner une rechute de l’inflammation et peut provoquer des troubles graves dus à l’arrêt du fonctionnement des glandes surrénales pendant la corticothérapie.

Lors du traitement au long cours de ces patients, il est indispensable de contrôler, outre les signes d’inflammation, la pression intraoculaire et le cristallin.

Un régime sans sel, sans sucre d’absorption rapide et un apport en calcium et en potassium sont recommandés pour les patients sous corticothérapie orale.

Les agents biologiques

  • Les immunosuppresseurs tels que la ciclosporine, fréquemment utilisée en cas d’uvéites postérieures résistantes à la corticothérapie (Rétinochoroïdopathie de type Birdshot par exemple). Ce traitement nécessite un suivi néphrologique. L’hypertension artérielle est une contre indication majeure à ce traitement.
  • Les immunomodulateurs tels que l’interféron gamma : ce traitement peut provoquer des symptômes passagers identiques à ceux de la grippe. Une surveillance des cellules sanguines et du foie est nécessaire.

Contre les effets secondaires

  • Les cycloplégiques locaux (Atropine) sont utilisés pour le traitement des uvéites antérieures. Ils dilatent les pupilles et paralysent le corps ciliaire évitant la constitution de synéchies irido-cristalliniennnes.
  • Les hypotenseurs locaux pour réduire l’hypertension oculaire des collyres sont éventuellement prescrits.

Commentaires

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samedi 25 mars 2017 à 20h00 - par  webmestre

Bonjour,

Désolé pour la réponse tardive !
C’est l’objectif du suivi régulier. Ce sont des maladies au long cours donc il faut contrôler régulièrement pour vérifier que l’inflammation ne se réactive pas. En fonction du résultat, le médecin adaptera le traitement. C’est pourquoi les baisses de dosage se font progressivement sans arrêt brutal. Si le nombre de mauvaises cellules reste suffisamment bas de l’avis du médecin, faites lui confiance.

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jeudi 22 décembre 2016 à 09h46 - par  bruges

suite a un contrôle 6mois apres mon uveite il reste des mauvaises cellules j’ai peur de la rechute je souhaiterai plus de renseignement merci

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